Lors du festival de l’air, nous vous présenterons l’exploit de Roland Garros, l’aviateur, avec une reconstitution de son appareil, et des acteurs en costume qui sauront vous raconter cet exploit !
Sa célébrité est d’abord venue de ses exploits sportifs en avion, et surtout de la toute première traversée de la mer Méditerranée, qu’il effectue le 23 septembre 1913 à bord d’un monoplan.
Au printemps 1913, Garros part en vacances sur la Côte d’Azur retrouver, avec sa compagne Marcelle Gorge, les décors de son adolescence. Mais il ne peut s’empêcher de participer à la coupe que son ami Jacques Schneider (voir Coupe Schneider), le commissaire de son premier record d’altitude, vient de créer pour les hydravions. Il n’en tire que la satisfaction d’avoir pu tenir tête avec un modeste moteur de 60 ch à des appareils beaucoup plus puissants.
Le 23 septembre 1913, Roland Garros passe à la postérité pour avoir réussi la première traversée aérienne de la Méditerranée, en 7 heures et 53 minutes, évoluant à une vitesse moyenne de 101 kilomètres à l’heure. Son amie Marcelle est la seule femme et la seule civile présente sur le terrain du Centre d’aviation de la base d’aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël d’où il prend l’air.
Jean Cocteau, qui écrira plus tard sur Roland Garros le long poème intitulé Le Cap de Bonne Espérance y évoque la « jeune femme au manteau de skunks ».
Le monoplan Morane-Saulnier, équipé d’un moteur Gnome de 80 chevaux et d’une hélice Chauvière décolle à 5 h 47, alourdi de 200 litres d’essence et de 60 L d’huile de ricin. Garros part à la boussole, avec un moteur qui subit deux pannes et perd une pièce, au large de la Corse et au-dessus de la Sardaigne. Il lui reste cinq litres d’essence quand il se pose à Bizerte à 13 h 40 après avoir parcouru quelque 780 kilomètres[19],[20].
